Revoilà Gaviria!

Pour la durée du Tour de France, l’ancien coureur québécois François Parisien qui est aussi analyste à RDS, a accepté de nous livrer ses impressions à chaud, à l’issue de chaque étape.

Le Tour de France vu par un Parisien… – Étape 4

Par Guy Bertrand

Montréal – Le peloton du Tour de France est entré en Bretagne, au pays de Bernard Hinault, mais on ne peut pas dire que l’esprit de ce grand champion a été ressenti par les coureurs. Il aura fallu attendre à la toute fin de ce plat parcours avant de voir véritablement de l’action.

En résumé, une longue échappée pour Jérôme Cousin (Direct Énergie), Dimitri Claeys (Cofidis), Anthony Perez (Cofidis) et Guillaume Van Keirsbulck (Wanty) qui ont été repris à moins d’un kilomètre de l’arrivée, deux chutes, et le final au sprint avec Fernando Gaviria (Quick Step) et Peter Sagan (Bora).

Guy Bertrand : François, Gaviria l’emporte après avoir été lancé superbement par son coéquipier argentin Maximiliano Richeze

François Parisien : En fait, il en doit une à tout l’équipe parce que c’est Quick Step qui a fait le gros du travail pour ramener les quatre coureurs en échappée. Les autres équipes n’ont pas voulu trop participer. Quand tu as une arrivée comme celle-là avec quatre kilomètres de ligne droite et un vent qui est principalement de face, le but c’est d’avoir le plus d’unités possible à la fin pour aider le sprinter. Les autres équipes n’étaient pas trop intéressées à venir sacrifier certains coureurs pour participer à la chasse, sachant très bien que c’est la Quick Step qui domine pour le moment. Alors, ils ont joué une partie de poker, ils ont essayé de mettre de la pression sur l’équipe de Gaviria pour que celle-ci assume son rôle et Quick Step a bien répondu. En même temps, Gaviria a une coche en haut de tout le monde, on le voit très bien. S’il n’avait pas chuté, lors de la deuxième étape, probablement qu’il aurait trois victoires d’étapes.

G. B : On a eu droit à deux carambolages, dont un qui aurait pu causer de graves problèmes à Astana, à 50 kilomètres de l’arrivée.

F.P : On était sur des petites routes, sur un secteur qui était un faux-plat en montant un peu. Ce n’est donc pas une chute qui est survenue à très haute vitesse. J’aurais été surpris de voir des blessés graves à ce moment-là. C’est surtout la chute à cinq kilomètres de l’arrivée qui a fait mal parce que là, ça roulait très vite. Le perdant c’est Ilnur Zakarin (Katusha). L’équipe avait mis tous ses œufs dans le même panier pour aider Marcel Kittel au sprint, il n’y avait donc plus personne pour aider Zakarin à revenir et celui-ci a terminé seul et perdu 59 secondes. À l’opposé, Rigoberto Uran (EFD) était bien entouré au moment de chuter. Il avait quatre autres coureurs avec lui et a pu terminer dans le même temps que le gagnant.

G. B : Le directeur sportif de Movistar, Jose-Luis Arrieta a eu une déclaration intéressante au départ de l’étape, en affirmant : « Nous n’avons pas trois leaders, le leader c’est Nairo (Quintana) en raison de son passé sur le Tour. Après, la course décidera. » Que penses-tu de cette déclaration?

F.P : C’est peut-être pour réaffirmer la confiance en Quintana, pour continuer à le motiver. Présentement, il doit trouver ça assez dur d’être à deux minutes. Il a sans doute perdu un peu de moral. Mais, bien honnêtement, à mon avis Mikel Landa (16e au général, retard de 53 secondes) est le vrai leader. Il est bien mieux positionné que Quintana.

G.B : Demain, cinquième étape de 204,5 km, un parcours accidenté entre Lorient et Quimper. Que prévois-tu?

F.P : Je prévois beaucoup d’action. Greg Van Avermaet (BMC) a déjà annoncé, il y a plus d’un mois, qu’il voulait cette étape et la suivante, et en plus il a le maillot jaune. Ce sera très intéressant. J’ai hâte de voir ce que la Quick Step fera. Je suis persuadé que la Bora sera aussi dans le coup. Julian Alaphilippe (Quick Step) peut très bien prendre le relais demain, mais Van Avermaet va être le favori. Quand un grand coureur annonce ces couleurs de la sorte, c’est difficile de ne pas le considérer comme favori. Il a le maillot jaune, il est en forme et il sera très motivé.

François Parisien est analyste du Tour de France à RDS. Coureur retraité depuis bientôt cinq ans, François a connu une belle carrière qui l’a notamment vu remporter le Championnat canadien sur route en 2005 et une étape du Tour de Catalogne, en 2013. Il est le premier cycliste québécois à avoir remporté une épreuve du UCI World Tour.
Vous pouvez le suivre via Facebook et Instagram.

2 réflexions sur “Revoilà Gaviria!

  1. Je remarque que les freins à disques sont de plus en plus présents dans Le Tour. Est-ce que les coureurs ont accepté cette nouvelle technologie pour les départs en masse ? Comment le dépannage commun comme Mavic réagit aux nouveaux freins?

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