Et l’Oscar va à… Les réponses!

Cette deuxième mouture des énigmes du Polyblogue a connu un beau succès. Merci à tous ceux qui ont pris le temps de participer. Sans plus tarder, voici les réponses…

Par Guy Bertrand

Attention! Je vous rappelle que nous cherchions le titre de dix œuvres qui ont reçu l’Oscar du meilleur film, mais dans des décennies différentes.

Film #1 – Gone With the Wind (1939)

Même s’il est sorti en 1939, près de trois quarts de siècle après la guerre de sécession américaine, la production et le film lui-même ont provoqué plusieurs controverses dans le sud des États-Unis.

L’une d’elle impliquait l’actrice choisie pour interpréter le rôle de Scarlett O’Hara qui fut finalement accordé à la Britannique d’origine indienne Vivien Leigh au grand dam de plusieurs southern belles, et à l’issue d’une recherche qui aura duré deux ans.

Choisie pour accueillir la première du film, le 15 décembre 1939, la ville d’Atlanta a réclamé que l’on interdise l’entrée à la cérémonie à tous les acteurs noirs du film.

L’interprète de Mammy, la bonne de la famille O’Hara, Hattie McDaniel devait pour sa part savourer une douce revanche en recevant l’un des dix Oscars accordés à la superproduction.

Cette réplique de Rhett Butler (Clark Gable) : « Frankly, my dear, I don’t give a damn » a été choisie comme la meilleure de l’histoire par l’American Film Institute.

Film #2 – The Sound of Music (1965)

À sa sortie, en 1965, cette comédie musicale tournée presque entièrement en Autriche, a battu les records d’assistance de Gone With the Wind.

L’histoire de la famille von Trapp a récolté cinq statuettes, dont celle de la meilleure réalisation qui est allée à Robert Wise.

Le film est porté par la magistrale trame sonore de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein, le même duo qui nous a offert les classiques Oklahoma! et South Pacific. Le résultat nous laisse avec des chansons inoubliables, comme celle-ci, retravaillée récemment pour l’actualiser…

Film #3 – The Artist (2011)

Le pari audacieux de Michel Hazanavicius de porter un film muet au grand écran au XXIe siècle s’est avéré un immense succès.

Le scénario nous transporte à un moment charnière de l’histoire du cinéma, alors que le muet s’éteint lentement pour faire place au cinéma parlant.

Le rôle de l’acteur muet déchu George Valentin a valu l’Oscar du meilleur acteur au Français Jean Dujardin. Une de ses covedettes, Uggie le Russell Terrier interprète de Jack, a reçu l’appui de milliers de fans à travers le monde pour qu’il obtienne le prix du meilleur acteur de soutien, sans succès. On lui a quand même accordé l’honneur d’immortaliser ses pattes sur le trottoir situé devant le Grauman’s Chinese Theater, sur le Hollywood Walk of Fame.

Avec un budget estimé à 15 millions de dollars, The Artist a généré des recettes mondiales de plus de 130 millions, selon The Internet Movie Database.

Film #4 – Broadway Melody (1929)

Le cinéma muet s’est donc éteint au tournant des années 30, mais dès 1929, Broadway Melody devenait le premier film parlant à gagner l’Oscar du meilleur film.

C’est aussi le premier long métrage qui génèrera une série, avec la sortie de trois autres Broadway Melody en 1936, 1938 et 1940.

Autre première, l’apparition d’une première séquence couleur dont la pellicule a été perdue par la suite.

Au lendemain de la première newyorkaise, le critique Mordaunt Hall écrivait ceci dans le New York Times :

« …it is questionable whether it would not have been wiser to leave some of the voices to the imagination… »

Film #5 – Ben-Hur (1959)

À une époque maintenant révolue, aucun week-end de Pâques ne pouvait être complet sans la diffusion de ce péplum à grand déploiement ayant comme toile de fond la vie de Jésus.

Cette version de 1959 est en fait une reprise du film de 1925.

À partir de l’annonce du projet, il faudra six ans à MGM pour le mener à terme. Planifié avec un budget de 5 000 000$ en 1953, Ben-Hur aura finalement coûté le triple.

La seule séquence de la course de chars aura demandé dix semaines de tournage.

Film #6 – Forrest Gump (1994)

Basé sur le roman de Winston Groom, Forrest Gump devait originalement être produit par Warner Bros., mais le studio a ensuite abandonné le projet parce qu’il ressemblait trop à Rain Man.

C’est donc Paramount qui a pris la relève de ce grand succès.

On a engagé 1 500 figurants pour la scène de la manifestation contre la guerre du Vietnam, devant le Washington Monument. C’était la première fois que le Service des parcs nationaux américains accordait une permission pour tourner la fameuse Reflecting Pool.

Quelques mois après la sortie du film, on avait déjà accordé 25 licences pour la vente d’items promotionnels, dont un livre de recettes consacré aux crevettes et un jeu de ping-pong.

Deux ans plus tard, Paramount s’associait à Rusty Pelican Restaurants pour fonder la chaîne Bubba Gump Shrimp Co.

Six Oscars pour Forrest Gump, dont un a récompensé la magnifique prestation de l’acteur principal, Tom Hanks.

Film #7 – Gandhi (1982)

Le directeur Sir Richard Attenborough ne pouvait trouver un meilleur acteur pour personnifier un des plus grands personnages du XXe siècle.

Né Krishna Bhanji, d’un père indien et d’une mère britannique, Sir Ben Kingsley s’est rasé le crâne, a perdu 20 livres, a commencé à faire du yoga et à méditer en plus d’apprendre à tisser pour incarner Gandhi.

Il a évidemment été couronné meilleur acteur pour sa performance, un des huit Oscars récoltés par le film.

Après avoir planché sur le projet pendant 20 ans, Attenborough a aussi été récompensé pour sa réalisation.

Martin Sheen, interprète du journaliste américain Vince Walker, un personnage fictif, est celui qui a donné son cachet à des œuvres de charité.

Film #8 – Million Dollar Baby (2004)

Il aura fallu 39 années de dur labeur dans le milieu du cinéma avant que Clint Eastwood soit reconnu par Hollywood.

Jamais nommé auparavant, il recevra ses premières nominations et statuettes pour Unforgiven en 1992, avant de récidiver avec deux autres Oscars pour Million Dollar Baby, en 2004.

Cette histoire d’une serveuse qui devient boxeuse a aussi permis à Hilary Swank d’arracher son deuxième titre de meilleure actrice et à Morgan Freeman de remporter le prix de meilleur acteur de soutien, après trois autres nominations malheureuses. Celui-ci a d’ailleurs reçu une longue ovation au moment d’aller chercher son prix.

Film #9 – The Godfather (1972)

Onze nominations pour le début de la trilogie relatant l’histoire de la famille Corleone, dont une qui se transformera en Oscar pour le parrain lui-même, Marlon Brando, un des trois prix récoltés pour la version originale.

Le deuxième chapitre recevra autant de nominations mais sera primé six fois, alors que le numéro trois de la série repartira bredouille malgré sept nominations.

Pour revenir à l’original, vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’il n’y a pas de scène de violence dans les premières 45 minutes du film. Ça dégénère à partir du moment où le producteur de film Jack Woltz retrouve la tête de son cheval favori Khartoum, sous les draps de son lit.

Film #10Casablanca (1942)

Au beau milieu de la seconde guerre mondiale, cette histoire d’amour a su conquérir le cœur du public.

Le film reçoit huit nominations et remporte trois Oscars, mais curieusement aucun pour le jeu de ses acteurs, Humphrey Bogart, Claude Rains ou même Ingrid Bergman, même pas nommée pour ce rôle mais plutôt pour celui de Maria dans For Whom the Bell Tolls.

La musique du film créée par Max Steiner ne sera pas plus primée, malgré la popularité de la pièce As Time Goes By. Il faut dire que celle-ci avait été composée 11 ans plus tôt par Herman Hupfeld, pour un spectacle donné sur Broadway.

Mesurant un pouce de moins que sa covedette, Bogart a dû utiliser des prothèses dans ses chaussures pour retourner au bon niveau.

Et contrairement à la croyance populaire, son personnage, Rick Blaine, ne dit jamais « Play it again, Sam! » À son arrivée au Rick’s Cafe, le personnage de Madame Bergman, Ilsa Lund, dit bien « Play it Sam, play As Time Goes By. » Et à la fin du film, un Rick effondré par le départ d’Ilsa s’exclame « You played it for her, now play it for me! »

Vos commentaires

Mon Oscar à moi, je le reçois par vos commentaires et votre appréciation. Vous avez aimé ou non? Laissez-moi un petit mot au bas de cette page et, si vous avez aimé, n’hésitez pas à partager!

2 réflexions sur “Et l’Oscar va à… Les réponses!

  1. Avec beaucoup de retard, j’aimerais te dire Bravo ! j’ai trouvé ton quiz divertissant !!!! (et plus accessible).
    Stéphanie xxxx

    Aimé par 1 personne

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